BARA de Madagascar

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mercredi 6 septembre 2017

Besoin de comprendre

Porénologie politique - Vol de zébus





   L'article de ce mois est volontairement court à l'image de la réflexion de l'Etat malgache - qui se contente malheureusement de ne bricoler que par le biais des armes - pour résoudre la successions de catastrophes générées par les dahalo.

   Effectivement, les vols de zébus dans le Sud malgache puis à travers toute l'île ont commencé par de petites actions culturelles pour finir en véritables business dans de véritables bains de sang.

   Il est donc indispensable de comprendre l'origine et l'évolution des mutations de ces sociétés et de cette nation... 

   La porénologie politique sert à cela, comme l'a dit Spinoza :


"Je me suis soigneusement abstenu de tourner en dérision les actions humaines, de les prendre en pitié ou en haine ; je n’ai voulu que les comprendre"




(source)
Photo du mois : 







    

   Négliger le facteur humain, encenser l'économie et ignorer la sociologie n'ont jamais résolu les problèmes : Preuve en est la persistance des attentats en Europe actuellement...


dimanche 13 août 2017

Besoin de dirigeants et de justice

Des royaumes à la démocratie - Juridiction





   Jadis la société Bara était structurée autour de l'autorité des souverains et de leurs fondés de pouvoir. Actuellement des représentants élus, plus ou moins démocratiquement, essaient de représenter tant bien que mal le peuple Bara. 

   Etant donné que 2018 sera l'année de l'élection présidentielle à Madagascar, des candidatures sortent de l'ombre et celle d'un pasteur roulant en Hummer est déjà bien médiatisée. Lors d'un meeting dans le stade de Mahamasina, les gradins étaient pleins à craquer et la région Ihorombe était bien représentée.



   En attendant l'ouverture officielle de la propagande électorale, voici un aperçu de ce que fut le système judiciaire Bara pendant la période pré-coloniale. Ce texte vous est présenté en avant-première d'un projet d'une monographie sur les Bara.


    "Chapitre 5 : Organisation sociale et activités de production


   Au fil de leurs migrations du sud-est vers le nord-ouest, « il est fort probable que les chefs de familles n’ont obéi à des rois que depuis quelques siècles »  selon Jacques Faublée.

   Cependant, Louis Michel reconnaît « qu’au sein d’une société pastorale bara, l’organisation des tribus et du royaume présentait un ordre assez net » . Rappelons que le foko réunit tous les Bara et que chaque clan (tariky) dispose d’un village commun. La masse de la population bara se reconnaissait sous le générique Bara Malio.  Etymologiquement « Bara Propre », cette appellation regroupe tous les hommes libres, n’appartenant ni à la noblesse, ni esclave. Bien structurée, la juridiction de la société Bara disposait de trois instances pour régler leur différend.




Les responsables et les instances judiciaires

   La première instance assurait une mission de réconciliation au sein de la communauté villageoise. Cette juridiction était sous la diligence d’un élu des villageois, indépendamment de la caste. Ce lonaky y siégeait uniquement à titre consultatif.

   La deuxième instance servait de juridiction d’appel des décisions précédentes, sous la présidence du manandranomay. Littéralement « ceux qui ont de l’eau chaude » c’est-à-dire « ceux qui détiennent le pouvoir » . Il s’agit des assistants du roi. C’est lui qui désignait ces magistrats, sur des critères « d’attachement de fidélité à sa personne »  et toujours indépendamment de leur caste. Ils pouvaient être affectés dans d’autres provinces et leurs décisions étaient irrévocables, sauf pour ce qui relève de la cour royale.

   La troisième instance, celle du pazaka, était une justice sans appel. Ici, le roi détient un pouvoir héréditaire.

   Le souverain était assisté par quatre tandonaky . Faisant partie de la cour, ces notables étaient des missi dominici en temps de paix et des chefs de guerre en cas de conflit. Cette fonction à vie pouvait être révoquée quand les administrés se plaignaient de leur incompétence auprès du souverain. La garde royale était constituée de dix hauts dignitaires, les tsimanata . Ils étaient choisis au sein de la caste noble. Un membre de ce « corps d’élite »  sera chargé de l’exécution, par un coup de sagaie, des condamnés en cas de peine de mort . L’indemnisation des magistrats ainsi que l’amende des condamnés se réglaient en zébus. De même, la place du zébu était primordiale du temps des royautés bara car les échanges économiques obéissaient aux règles du troc.

   Faute d’armée de métier, tous les hommes étaient mobilisables en cas de conflit, quel que soit leur âge, même s’ils étaient mariés. Les femmes valides accompagnaient la troupe afin d’assurer leur ravitaillement, tout en chantant des atsa. Des joueurs (pamaliha) de valiha  interprétaient des airs afin de remonter le moral des troupes. La date de début du conflit était décidée par le souverain, après consultation de l’ombiasa. C’est encore ce dernier qui annonçait la fin des affrontements, en criant « Volamena ranandria » ou « C’est de l’or messieurs » tout en s’interposant au milieu du champ de bataille avec sa canne sertie d’or. Instantanément, « les vaincus apportaient aux vainqueurs le bâton d’or de leur ombiasa et rendaient leurs armes »."


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Mise à jour ce 20.08.2017 :






 Le cadi délivre une justice de conciliation plutôt que de sanction...


(écouter l'émission)
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Mise à jour ce 28.08.2017 :






 Insécurité et corruption – Les désastres dans le Sud de Madagascar dénoncés


(source)
 "Dans un communiqué partagé à ses pairs, un responsable d’une association civile dans le Sud, dresse un bilan sombre de la situation dans cette partie de Madagascar. Une anarchie due à l’insécurité et à la corruption.

    Cas réels constatés. Par ces mots, Emile Thomas Razafindremaka, président de l’association Gny to tsy mba zainy (GTZ), une expression en parler Bara, ethnie du Sud de Mada­gascar, traduite librement en La vérité ne meurt pas, attaque un long communiqué qu’il a partagé aux organisations de la société civile (OSC), au sein du réseau Rohy à la fin de la semaine dernière.

 « En bref, la corruption et l’insécurité règnent dans cette partie Sud de Madagascar », dénonce Emile Thomas Razafindremaka. Fort de près de trois mille mem­bres, l’association GTZ, si l’on s’en tient au communiqué de presse, est active dans les régions Atsimo-Andrefana, Anosy, Ihorombe et Haute Matsiatra. La missive publiée par le président de cette OSC s’apparente à un rapport d’une tournée qu’il a faite au niveau des démembrements de son association, dans ces quatre régions du Sud, durant le mois de juin et jusqu’au 22 juillet.

 La Justice, les forces de l’ordre, les élus locaux, les parlementaires, le représentant de l’État, les responsables auprès des services de santé publi­que, de l’éducation nationale, les fonctionnaires, ou encore, les dépositaires des pactes villageois ou Dina, et même certaines OSC et des syndicats sont frontalement pointés du doigt dans le communiqué. « Il n’y a aucune inspection. Complicités, copinages et corporatismes ont pignon sur rue. Tous sont impliqués, aussi, personne n’ose dénoncer quoi, ou qui que ce soit », a affirmé le président du GTZ.
   Il déplore par ailleurs les démagogies de certains politiciens, OSC, investisseurs, bailleurs de fonds, autorités religieuses qui ne tiennent pas compte de la redevabilité sociale, et ne recherchent que leurs intérêts. Pour appuyer ses invectives, le chef de file du GTZ rapporte des faits constatés dans certaines localités. Concernant l’application abusive des Dina, sans considération des droits fonda­mentaux, l’exemple de la commune d’Isoanala, est citée.
« Cette commune est sécurisée, puisque tout acte de banditisme flagrant, sans ambigüité, est passible de condamnation à mort. Les malfaiteurs, les bandits sont appréhendés par les mpanaradia [poursuiveurs], qui sont membres des Dina, ils sont remis aux gendarmes qui, tout de suite et sans hésitation, les fusillent sans poser de questions. Les gendarmes se soumettent aux directives des Dina », rapporte le communiqué de presse.

Abus et pressions

 Dans sa missive, le président du GTZ affirme que pareille situation est causée par le fait que les locaux n’auraient plus confiance aux forces de l’ordre et aux tribunaux, qui ont une image de corrupteurs horribles chez le peuple. À Betroka par exemple, le communiqué indique qu’un slogan tristement célèbre précède la réputation du tribunal local, à savoir, sans argent, pas de liberté ni provisoire, ni définitive. Sans argent vaut mandat de dépôt.

   La missive indique par ailleurs que malgré l’assainissement de la Justice martelé ces derniers temps, le calvaire des justiciables dans cette partie de la Grande île reste inchangé. « Des Forces de l’ordre, au tribunal de première instance, la corruption est la solution rapide », soutient le communiqué d’Emile Thomas Razafindre­maka. Les excès d’un élu local et d’un responsable de brigade, qui taxerait de 15 000 ariary chaque bovidé mis en vente, y est aussi dénoncé. Les Forces de l’ordre et les tribunaux, par ailleurs, seraient impuissants face à l’application abusive des Dina, qui tournent souvent à une vindicte populaire.
Ces pactes dont seraient dépositaires, pour certains, des parlementaires ou des responsables de collectivités décentralisées, comme celui de Betroka, confectionnés sous la houlette d’un député, et celui d’Ihorombe, surnommé le Dina du Chef de région. Des responsables politiques qui feraient pression pour faire valoir leur loi. Face à ce désastre et toute cette décadence, le président du GTZ, soutient, néanmoins, que dans tous les secteurs, des personnes intègres et compétentes veulent changer les choses, mais croulent sous les intimidations des membres de leurs corps respectifs"


Garry Fabrice Ranaivoson
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Mise à jour ce 30.08.2017 :

  Exemplarité...







(source)  

Photo du mois :





lundi 10 juillet 2017

Besoin d'appartenance

Généalogie et Société - Filongoa






    Le mois précédent nous avons découvert le besoin de reconnaissance de tout un chacun. Ce besoin se manifeste par rapport au regard de l'autre donc au sein d'un groupe d'individus.

   Les Bara n'échappent pas à cette règle et même de nos jours ils revendiquent tous d'être descendants de Zafimanely. Mais il fut un temps les groupes Bara étaient mieux définis comme nous le rappelle la Petite encyclopédie du Grand Sud de Madagascar de Jean-Michel Lebigre :



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   Pendant la période pré-coloniale, plusieurs généalogies de souverains Bara étaient encore transmis dans les récits des populations de l'Ibara.


(source)
  
(généalogie)

  L'exclusion des clans, définie dans le livre "La cohésion des sociétés Bara" de Jacques Faublée, signifiait une mort symbolique mais encore un risque de non-survie dans les conditions difficiles de l'époque.

  Aujourd'hui, les sociétés Bara ont évolué jusqu'à ne plus devenir qu'une des 18 tribus malgaches. Néanmoins, la population de l'Ibara revendique son appartenance à cette région de l'Ihorombe même s'ils ont essaimé à travers la Grande Île et dans le monde entier. Preuve en est l'existence de l'Association des Natifs de l'Ibara ou FITIBA.


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   La nouvelle génération de Bara s'est très bien appropriée l'usage des réseaux sociaux pour se retrouver en communauté...


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   Enfin, certains chercheurs, comme Julien D’Huy, ont remonté assez loin dans l'histoire de l'humanité pour placer l'individu au sein d'un groupe :


Le motif de Pygmalion :
origine afrasienne et diffusion en Afrique "



(source)

Photo du mois


lundi 19 juin 2017

Besoin de reconnaissance

Estime de soi - Vol de zébu






    Dés que l'on parle de la tribu des Bara, tout de suite, l'idée de voleur de zébus surgit à la tête des communs des mortels, surtout en ces moments de douloureuses actualités dans l'Ihorombe ou ex-Ibara.

   Effectivement, si de nos jours cela est devenu une activité purement lucrative, jadis, le vol de zébu était tout simplement d'un rituel bien encadré dans un processus de construction social basé sur le besoin de reconnaissance d'un candidat au mariage.


(source)
  Entre autres, il était interdit de :

  • vendre le boeuf escamoté à son voisin
  • volé le bétail d'une veuve ou d'un handicapé
  • s'accaparé d'une quantité trop importante de bêtes
  • ...
   Hélas, ce n'est guère plus le cas de nos jours.

   Pour rester dans le sud-ouest malgache, on peut se poser la question si c'est par besoin de reconnaissance que le professeur d'anglais René Fulgence, Bara originaire d'Ilakaka, a écrit, réalisé et produit une trilogie sur les voleurs de zébus. Les deux premiers volets sont déjà disponibles sur le marché en DVD.

   Ceci nous fait penser que les français aussi écrivent par besoin de reconnaissance comme nous l'explique Vincent Monadé sur France culture.


  La plupart des personnes ressentent le besoin de reconnaissance comme nous le montre la réactivité des moteurs de recherche à ce sujet sur internet.


  Bien que faisant partie des besoins secondaires, le besoin de reconnaissance a été le sujet d'étude de Yolande François de l'Université Lyon 3.

(page 5)
    Patrick Collignon, différence bien les trois forme de besoin de reconnaissance :


(source)
  
   Pareillement, le manque de considération peut porter préjudice à l'édifice d'un meilleur estime de soi, jusqu'à semer le trouble au sein d'une entreprise.

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   C'est pour cela que même le Lean Management, qui est une stratégie de long terme, prend en compte ce volet non négligeable dans l'organisation socio-professionnelle.



(page 5)
   Enfin, au sujet de l'impact du manque de reconnaissance et la mise à l'écart d'une partie des citoyens sur la radicalisation des terroristes, le débat entre les sociologues et le pouvoir exécutif est clos puisque le gouvernement a mis en place un site pour prévenir les français des risques d'embrigadement.

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   Tout cela aurait pu être éviter si la prévention par le biais de l'éducation était une priorité. Nous sommes encore loin de comprendre que la méditation reste une voie vers le bien-être, donc elle peut limiter l'agressivité. Deepak Chopra l'a expliqué clairement :

(méditation du 19° jour)

   Voici quelques clés que nous livre André Charbonnier pour rehausser votre estime de soi tout en vous libérant de ce besoin secondaire.

(lire l'article)
   Même les dahalo en pleine reddition ont droit à une lettre de reconnaissance de la part de la gendarmerie !


(source)
   Des offensives initiées par la gendarmerie avec l’appui d’une armée de villageois ont contraint une centaine de dahalo retranchés à la reddition.

  "Des villages des fins fonds de la brousse de Betroka libérés de l’emprise des dahalo. Dimanche et lundi, une centaine d’hommes, dont la plupart étaient tristement connus par les personnes de leur entourage comme étant des voleurs de bétail et des bandits de grand-chemin sont sortis de leur fief, enfoui dans les montagnes profondes de l’Andriry-Sud.

   Cette  reddition s’est opérée dans la commune rurale de Bekorobo au terme d’une double opération militaro-civile menée à l’initiative des groupements de la gendarmerie nationale des régions de l’Anosy et de l’Androy.

  Après une victoire arrachée au forceps par le lieutenant-colonel Théodule Ranaivoarison ainsi que le capitaine Harena Rakoto­malala, commandant de la compagnie de la gendarmerie de Betroka et leurs hommes, lors d’un affrontement soldé par la mort d’une quinzaine d’individus armés les 18 et 19 mai dans les dédales de montagnes de Berotsy, un repaire de dahalo autrefois réputé comme étant un abattoir à gendarmes, les forces de l’ordre ont verrouillé leur avantage en revenant à la charge.

   Du 2 au 5 juin, quatre-vingt éléments, dont des gendarmes de l’Unité spéciale anti-dahalo (USAD) et des  militaires appuyés par près de huit cents villageois équipés d’armes blanches et de fusils de chasse, sont revenus à la charge, pour marcher à Mahilivoro, Nanarena, Itroho et Ambinda faisant office de  plaque tournante, ces quatre localités sont bien connues des gendarmes comme étant des lieux de blanchiment et de partage des bœufs volés mais aussi de repli, de constitution et de reconstitution des hordes de dahalo les plus redoutables. En 2012, le capitaine Jonah Tsiresindahy y a été tué aux côtés de trois de ses gendarmes ainsi qu’un officier de l’armée malgache. Pas plus tard qu’au mois de janvier de l’an passé, un gendarme de Bekorobo y était également tombé sous les balles des dahalo.

   Des villages déserts attendaient néanmoins le fokonolona et le peloton armé lors de la deuxième opération de début juin. Aucune résistance n’a été rencontrée pendant cette conquête qui a eu pour effet de déclencher six jours plus tard la reddition de la centaine d’individus terrés dans la chaîne de l’Andriry.


Système ingrat

   Dimanche, les caïds des montagnes d’Ambinda leur ont emboîté le pas en se rendant à la société et aux autorités. Des zébus offerts par leurs villages ont été tués afin d’en partager la viande pour ficeler le pacte de reddition.

   « Les villageois qui ont participé aux opérations ont combattu vaillamment, sans contre partie. Nous leurs avons décerné des lettres de reconnaissance pour manifester notre gratitude », confie le colonel Théodule Ranaivoarison.

   Si d’une part, ce geste de la gendarmerie avait de quoi remonter le moral des civils qui lui ont prêté main forte, l’octroi de lettres de félicitation aux éléments des forces de l’ordre qui ont bravé la mort sur le champ de bataille depuis la reddition de quatre mille dahalo à Amboasary-Sud en 2014 se font attendre depuis maintenant plus de trois ans".


Andry Manase (16.06.2017 - L'Expressmada)


Image du mois 
(source)
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Mise à jour ce 13.07.2017 :






    Du besoin de reconnaissance à la comparaison aux autres et à la mésestime de soi, il n'y a qu'un pas... 
(lire l'article)

  







jeudi 11 mai 2017

Besoin d'éducation

Fitaizana - Chapitre IX






  Le besoin d'hygiène du mois précédent induit un autre besoin : celui de l'éducation.

 Jadis chez les Bara la meilleure des éducations était dispensée par les apelabatotse. Riches de leurs expériences, ces grand-mères enseignaient à leurs petit-enfants le savoir-vivre au sein des sociétés Bara.   


(source)
   Aujourd'hui, le système éducatif officiel dans l'Ibara ne correspond pas à la demande de la population comme le signale l'association FITIBA.


(lire l'article)
  
   Depuis la colonisation, des écoles chrétiennes ont fait leur apparition. Dans la région limitrophe du pays Bara, la communauté fifohazana s'est investie dans l'enseignement.

             

   La formation à l'hygiène et à la médecine était aussi dispensée dans la capitale malgache par les norvégiens en premier lieux, puis par les français depuis l'annexion.

                       

     Ecoles de médecine                                            Dr. Ove J.R. Thesen et ses étudiants  en 1895

   De nos jours, les écoles peuvent encore avoir de triste aspect.

                                                           


                                                                                    (source)

   Et comme l'Etat laisse à l'abandon les élèves et les instituteurs, de nombreux établissements privés prolifèrent et de toute obédience. Dernièrement, le gouvernement menace de fermer quelques une d'entre elles pour des raisons diverses : 


(lire l'article)
(lire l'article)
 Même dans la capitale des écoles post-bac font fortune en promettant des diplômes aux étudiants, tout en sachant que comme en France, obtenir un master ou un doctorat n'est guère un gage d'embauche ! 

  Mais revenons à l'éducation de base. Voici une petite école mise en place par une association dans le village de Mangarivotra dépendant du fokontany d'Atalata Vaovao dans la région de l'Itasy.


                                
                                                                      Avant rénovation
photos d'Insularis Boulevard
  Après quelques travaux; grâce à de généreux donateurs, l'école est plus lumineuse comme le sourire des élèves aussi d'ailleurs !

      
 Partout à Madagascar, le salut au drapeau reste une institution
photos d'Insularis Boulevard
   De manière plus ambitieuse, Matthieu Ricard a créée des écoles en bambous au Népal.


   En plus de l'architecture, la pédagogie est aussi innovatrice dans ces institutions parrainées par le moine bouddhiste : ce sont les élèves qui évaluent et choisissent leurs enseignants !


(lire l'article)
   Parents, sachez que si vous n'envoyez pas vos enfants à l'école, vous êtes condamnable vis à vis de la loi...


(lire l'article)
  ... Même s'il y a de quoi réfléchir sur ce que vous allez transmettre par le biais de cette école...





Photo du mois