BARA de Madagascar

Photos & Vidéos de BARA

jeudi 31 mai 2012

Vary RIZ

Alimentation "Le Riz"
Au départ les BARA étaient des pasteurs nomades, l'agriculture ne les concernaient pas. 
Ensuite, un début de sédentarité fit son apparition. Amateurs de riz, ils commencèrent à en produire. (voir le site Bara / Alimentation)
Aujourd'hui, les BARA s'initient à l'agro-industrie pour la production d'huiles essentielles ou de biocarburant (voir les articles sur le Jatropha et/ou Tozzi)

Madagascar est un pays :
  • grand consommateur de riz
  • petit producteur de riz
données FAO 2009

Pourtant, c'est à Madagascar qu'a été mise au point une technique de production - mondialement reconnue - par le Père Henri de Laulanié de Sainte Croix :
  • jésuite
  • paysan du Poitou
  • ingénieur agronome


promouvoir  le SRI

   Difficilement accepté par la tradition, ce savoir-faire est défendu par l'association Tefysaina.

Technique comparée à la méthode traditionnelle :
  • repiquage des plants de 8 jours (15 jours traditionnellement)
  • repiquage plant par plan (par touffes)
  • repiquage en ligne et très espacé (au hasard et regroupé)
  • aération - minimum d'eau - des plants après repiquage (plants étouffés par inondation) 


Rendement comparé à la méthode traditionnelle :


  • 10 tonnes / Hectare (2 tonnes / Hectare)


1 plant de riz - donc 1 grain - produit 100 tiges de riz ! ! !
   Le Japon, grand consommateur et producteur de riz, met déjà en pratique le SRI (Système de Riziculture Intensive)

pièce de 5 Yen

   Les rizières peuvent aussi être des oeuvres d'art.


Avant 1982, beaucoup de malgaches se souviennent encore des brisures de riz provenant des sacs "Rice for animals" de l'US AIDS.

2004 fut l'année internationale du riz.

2012, l'autosuffisance en riz reste utopique, alors que l'exportation de riz de luxe est toujours d'actualité...


rizière : richesse

si vous voulez reprendre du riz...
... le musée du Quai Branly vous ressert du mardi 19 Juin au dimanche 30 septembre 2012...
Complément du 24 septembre 2012 : 
... et le riz peut être source d'inspiration à une aventure originale, quand on a du talent


découvrir ce blog

   Aujourd'hui, 11 mars 2014, RFI fait part des problèmes de ravitaillement en riz à Madagascar.

   Un président mal élu et qui traîne à trouver un premier ministre et qui ne nourrit pas la population...

   Pour aller plus loin, voici un site intéressant :


lire l'article
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Mise à jour ce 21.11.2015 :

   Voici un beau montage pour se rendre compte que riz et eau sont indissociables.




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Mise à jour ce 31.08.2016 :

   Voici un site intéressant pour aller plus loin sur la connaissance du riz :


(accéder au site)
   D'après ce site, "certaines nouvelles variétés cultivées produisent jusqu'à 300 grains par épi".


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  • 22 grains de riz demi-complet de Camargue pèsent 5 g
  • 638 grains du même riz pèsent 145 g
  • je consomme 0,666 de cup (verre doseur de l'autocuiseur) / jour
  • je consomme 425 grains / jour
  • je consomme 97 g / jour (140 kg de riz/an/malgache)
  • je consomme 33,95 kg / an
  • il faut 168,91 m2 rien que pour moi (1,69 a = 0,0109 Ha)

       Si l'on part du principe qu'un grain de riz ne donne que la moitié du record de rendement annoncé, alors on se retrouve avec 150 grains de riz lors de la moisson.*

       Riz pluvial :

       Cet article nous donne un aperçu du rendement national de riz pluvial à Madagascar.
    (source)
    Surface plantée en riz pluviale dans l'Itasy en 2006

    ( RSEER Itasy - Office National pour l'Environnement )


       On peut évaluer le rendement du riz pluvial (vary atanety) dans la région de l'Itasy est 2 010 kg/ha.*

    (source)
       La nouvelle variété de riz pluvial "FOFIFA 173" peut donner 7 tonnes/ha  jusqu'à 1800 m !  


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    Mise à jour ce 20.09.2016 :


    écouter la conférence
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    Mise à jour ce 10.11.2016 :

       Le Japon nous réserve toujours une surprise. 
    (lire l'article)


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    Mise à jour ce 12.01.2017 :


    (source)
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       Mise à jour ce 02.02.2017 :
        Période de soudure & spéculation : " J'ai acheté le riz il y a deux semaines à 1.400 ariary le kilogramme, et maintenant, le moins cher, il est à 1.800 voire 2.000 ariary le kilogramme".



    (source)

       Toujours au sujet du riz à Madagascar mais il y à 30 ans déjà ... Voici un commentaire sur internet :

       "# 1er février à 12:48 | Saint-Jo (#8511) répond à manga ^ 


      Bonjour , Manga !

       Vous me faîtes trop d’honneur . 

       Pour aller dans votre sens je rappelle une histoire véridique que j’ai déjà racontée ici une fois dans le passé . Une histoire choquante , rigolote et ridicule à la fois .

       L’Amiral rouge était au pouvoir .

       Nous manquions cruellement de riz .

       De plus , pour avoir de quoi bouillir dans la marmite il fallait perdre beaucoup de temps pour faire la queue au bureau du fokontany pour acheter de la … BRISURE DE RIZ (riz pour animaux) .

       Cette brisure de riz , vendue dans tous les bureaux de fokontany était OFFICIELLEMENT UN DON DES USA . Mais le pouvoir gasy la vendait aux populations quand même . 

       Cette brisure de riz était de très mauvaise qualité et provoquait une sorte d’urticaire à beaucoup des gens , surtout les bébés .

       Alors les gens commençaient à marmonner . Puis les journalistes s’y mettaient aussi .
    Mais pourquoi donc les USA nous font don de riz d’aussi mauvaise qualité ?

       L’affaire arriva alors aux grandes oreilles de l’ambassade US à Antananarivo .

     Alors , à l’arrivée au port de Toamasina d’un bateau chargé de riz , don des USA , l’ambassade américaine avait convoqué la presse .

      Devant les journalistes réunis , un membre de l’ambassade US ouvrait au hasard quelques sacs de ce riz et montrait le contenu à toutes les personnes présentes , lesquelles ne s’étaient pas privé de prendre des photos en gros plan . C’était du RIZ DE LUXE ! Loin d’être de la brisure de riz pour animaux que l’on nous vendait dans les bureaux des fokontany . 

       Les jours suivants les photos prises paraissaient dans la presse suivies d’interrogations très gênantes .

       Plus tard , beaucoup plus tard , on avait appris le stratagème suivant :

       a) le riz de luxe réceptionné par le pouvoir central (encore ce pouvoir central !) était mis en vente par ce pouvoir toujours central sur le marché international : cela faisait au moins sinon plus d’un petit 10% du prix de vente total de commission pour les hyènes qui vendaient ce riz sur le marché

       b) avec l’argent récolté ( sans leur grasse commission déjà mise en lieu sûr évidemment ) , ils achetaient cette brisure de riz pour animaux toujours sur le marché international : et cela faisait au moins sinon plus d’un autre petit 10% du prix d’achat total de commission pour les mêmes hyènes qui , cette fois , achetaient ce riz pour animaux sur le marché .

       c) et c’était ce riz pour animaux qui nous était vendu et que nous consommions tous (bien portants , malades , bébés , avec ou sans urticaire) partout , chez nous , au restaurant , dans les repas de noces .

       C’était dingue , hein !  

       Tiens ! Bizarrement , en vous racontant cela ça me gratte derrière mon genou gauche".



    (source)


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       Mise à jour ce 18.03.2017 :

       "L’introduction du Système de riziculture intensive (SRI) dans quatre communes d’Itasy a permis une hausse considérable de la production dans la région pour l’année culturale rizicole 2015-2016, clôturée officiellement le 21 juillet dernier.

       Les communes de Morarano Antongona, Antanamboloe, Ambohimasina et Ambohitrambo ont en effet bénéficié de l’appui technique du programme d’agriculture biologique et SRI Avotra, financé par l’ONG Codegaz. La production rizicole moyenne dans les quatre communes est de 11 tonnes par ha l’an dernier. Certains paysans sont même parvenus à produire 15 tonnes de riz par ha, d’après le sondage effectué par le projet Avotra. Ce qui a permis à l’Itasy d’être parmi les régions à haut rendement agricole.

       « La pratique de la riziculture intensive nous a permis de tripler le rendement cette année. Ce qui nous a permis d’avoir plus d’épargne», a avancé un paysan bénéficiaire du projet. Un concours du meilleur rendement a été organisé par le Groupe conseil développement (GCD) dans la région, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers. Les 26 gagnants ont été primés de sarcleuses, d’engrais, de semence de culture maraîchère et de riz.

    Augmentation durable des revenus

       Pour 2016-2017, les efforts vont encore se concentrer sur les 4 communes bénéficiaires du programme Avotra. Les principales activités des habitants de ces localités sont entre autres la riziculture, les cultures maraîchères et l’élevage. Elles approvisionnent la capitale en riz et en légumes. L’objectif pour le programme Avotra est d’aider ces habitants à améliorer leur niveau de vie en diversifiant leurs moyens de subsistance. Depuis 2011, un Programme Avotra est conduit dans la Région d’ Itasy, par le GCD avec le soutien de l’Ong Codegaz. Il a contribué à l’amélioration de la sécurité alimentaire et à l’augmentation durable des revenus des paysans dans la région en facilitant leur accès à une offre de formation visant à favoriser une compétence et une professionnalisation accrues, ainsi qu’à des équipements adaptés à leurs besoins."
    Riana

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    Mise à jour ce 05.05.2017 :

       Le rendement de vary an-tanety dans la région de l'Itasy en 2016 sur une parcelle d'excellente qualité est de 3,17 tonnes / Ha

    mardi 29 mai 2012

    Maloya

    Mozika de la semaine - La Réunion
    La photo de la semaine représente un gardien de zébu BARA.


    photo routard


    Comme j'ai du mal à programmer un groupe BARA sans que d'autres s'y greffentaprès le groupe Aboaly, cette semaine allons faire un petit tour sur l'île soeur - La Réunion - pour vous découvrir un excellent artiste maloya : DAVY SICARD

    vendredi 25 mai 2012

    La transe aujourd'hui

    Intercesseur Société
    L'article du 05 mars 2012 a déjà parlé de la transe. 
    L'article du 31 mars 2012 parle encore de la transe.

    Aujourd'hui, la spécialiste Catherine CLEMENT confirme que :


    écouter l'émission

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    Mise à jour ce 20.09.2016 :
       
    écouter la conférence


    mercredi 23 mai 2012

    Achat de terre mai 2012


    Pêle-mêle "Biocarburant"
    L'émission de France culture de ce jour nous renvoie à l'article du 24 avril 2012 sur TOZZI en pays BARA.


    D'après la sociologue américaine SASKIA SASSEN, professeur à l’Université Columbia de New York, 200 millions hectares de terre ont été acheté dans le monde à ce jour.


    réécouter l'émission


    Elle raconte comment la mondialisation innove dangereusement à l’insu des gens, en utilisant les particularités de chaque pays...


    lire l'article

    La cohésion des Bara


    Lieux insolites "Ihorombe"
    Jacques Faublée, grand spécialiste du monde BARA, a consacré 158 pages sur la cohésion de ce peuple dans sa publication de 1958.

    éditions Presses universitaires de France


    dimanche 20 mai 2012

    Caméléon


    Mozika de la semaine - "Art"
       Si la photo de la semaine représente le retour d'un marché BARA, 

    Photo Bara Zanatany ©


    après groupe Gizavo, cette semaine le groupe Aboaly interprète le titre “sakorokata” (caméléon) au rythme beatsaky typique de la région Ihorombe, comme le karitaky.
          

    Carte sanitaire 1904


    Territoire "Le Sud
    D'après cette réalisation du Dr Yves RAMIARA, la répartition des postes de soins médicaux se limitait comme suit : 



    En pays BARA, seul Ihosy était doté d'infrastructure en 1904. Trois ans après, le Dr Antoine Marie RAMARLAH aura la responsabilité du centre médicale de Benenitra.  

    jeudi 17 mai 2012

    Greenwashing & Pub

    M o n d i a l i s a t i o n "Chronologie
    Merci à Babou pour le lien au sujet de ce grotesque mensonge.


    Définition selon www.dictionnaire-environnement.com :

    "Le terme Greenwashing est utilisé par les groupes de pression environnementaux pour désigner les efforts de communication des entreprises sur leurs avancées en termes de développement durable, avancées qui ne s’accompagnent pas de véritables actions pour l’environnement. A la notion de Greenwashing est opposée celle de publicité éthique." 

    Auparavant, il me semble essentiel de vous rappeler le rapport CONCRET des électeurs français avec le vert. Pour ce faire, voir vite fait l'article du 07 mai 2012.


    Effectivement, 828 345 français seulement se sont intéressés au Vert lors du premier tour des élections présidentielles.


    Ceci étant dit, voici le lien pour voir le reportage sur le Greenwashing : 99mn56 pour mieux comprendre et ne pas se faire pigeonner.

    Voir le reportage
    Que puis-je faire dans l'immédiat ?
    • Faire le bon choix lors des élections législatives de juin 2012
    • Vérifier à quelle banque je confie mon argent (l'idée de Cantona n'était pas si bête que ça...) 
    Voir le rapport complet  (p68)

    Et comme vous avez d'autres suggestions sûrement, une case est réservée à vos commentaires ci-dessous.


    En haut FUKUSHIMA - En bas AREVA !


    Dernière chose : Bravo les journalistes du service public !

    mercredi 16 mai 2012

    "Mine de rien" - CCPGEM - Ilakaka

    Territoire "Potentiel minier

    Le 18 mars 2008 est née, à Ilakaka, l'association CCPGEM - Cercle des 
    Consultants pour la Promotion de la bonne Gouvernance de l'Exploitation Minière.

    consulter leur site

    consulter leur blog
    La CCPGEM compte défendre les petits prospecteurs. En attendant plus d'informations sur leurs actions, voici une source, très documentée, sur les enjeux malgaches du saphir.

    Lire l'article de Naina Rakoto

    Vous pouvez aussi (re)voir l'article sur les richesses malgaches de ce blog.

    Mise à jour ce 25.09.2017
       "Madagsacar fournit 40% de la production mondiale de saphirs.  La région d'Ilakaka, dans le sud du pays, attire des centaines de Malgaches venus exploiter ce gisement de saphirs : hommes, femmes et enfants. Depuis 10 ans, l'ONG Bel Avenir s’emploie à scolariser ces enfants et à les sortir de l'exploitation minière. Elle est en ce moment en pleine campagne de sensibilisation à la scolarisation auprès des habitants de la région.

    (source)

       Sylvaine vient du village d'Antsohamadiro, dans la vallée d'Ilakaka, l'un de ces villages qui ont poussé comme des champignons près des carrières de saphirs. A l’âge de 5 ans, ses parents l'emmènent travailler dans ces carrières. « Avant, je creusais pour chercher des pierres dans la carrière de saphirs, se rappelle-t-elle. Je devais aussi ramasser du bois. C'était difficile parce qu'on partait très tôt le matin. Il y a des jours où l'on mangeait d'autres non, ça dépendait. Quand l'école à Antsohamadiro a ouverte, j'y suis allée. Mes frères aînés eux travaillent encore dans la carrière. »

       Sylvaine est maintenant en classe de 5e. L'école des Saphirs accueille 200 enfants du village d'Antsohamadiro, dont la majorité sont d'anciens chercheurs de pierres précieuses.

       « Les familles ont compris que l’enfant est mieux à l’école, mieux à la cantine. Economiquement parlant, c’est plus rentable pour la famille, puisqu’un enfant qui travaille dans une exploitation ne sort pas beaucoup de choses. Ils sont malheureux, explique Jose-Luis Guirao, directeur de l'ONG Bel Avenir à Tulear, à l'origine de cette école. Aujourd’hui ils sont à l’école, avec une cantine,  et finalement c’est mieux pour l’enfant et pour la famille. Aujourd'hui, dans les salins d'Ankalika on sait qu'il n'y a plus d'exploitation d'enfants mais après pour les mines de saphirs dans les régions d'Ilakaka et d'autres régions à Tuléar, ça c'est loin d'être réussi. »


       La mine est l'un des secteurs qui emploient le plus d'enfants à Madagascar. Le dernier rapport du BIT, qui date de 2013, indique qu'ils sont 86 000 à y travailler."