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dimanche 23 février 2014

Energie renouvelable

Eolienne - Satrokala

       Que l'on soit pour ou contre TOZZI Green, force est de constater que ce n'est ni l'Etat, ni le parti écologiste qui a réalisé une station éolienne à Satrokala...

photo tozzi green
... l'article du mois précédent parlait des coiffures Bara...

    Satrokala pourrait signifier "chapeau de la forêt", ou serait-ce pour désigner le sommet de la forêt ou que sais-je encore ?

   Toujours est-il que bientôt Satrokala sera entouré de forêt de jatropha.

  Pure coïncidence, voici ce que je viens de recevoir dans ma boîte e-mail récemment :


Un dessin animé satirique contre le développement.


présenté comme suit : 

"Qui bénéficie réellement du développement ? Certainement pas les peuples indigènes. Nous venons de lancer un petit film d'animation qui dément le mythe selon lequel le développement imposé aux peuples indigènes leur serait bénéfique. (source Survival International)

animation (moins de 3mn)



D'autant plus que le 22 novembre 2013 à Rome, l’Assemblée Générale des Nations Unies a officiellement proclamé :


"En marge d’une campagne mondiale destinée à rehausser l’image de l’agriculture familiale et à accroître le soutien apporté à cette activité. Une implication considérable de la société civile, en particulier du Forum Rural Mondial qui a joué un rôle prépondérant au sein de cette campagne, a permis de focaliser l’attention du monde entier sur la contribution significative de l’agriculture familiale à l’amélioration de la sécurité alimentaire. L'agriculture familiale représente une priorité pour la FAO, selon l’Organisation ces importants producteurs agricoles occupent une place considérable dans la lutte contre la faim et la malnutrition. Les petits exploitants sont les piliers du système de production agricole mondial, toutefois, leur contribution et leurs besoins devraient être reconnus et abordés comme il se doit." (source FAO)


écouter la directrice de la FAO
Écouter aussi l'émission de France culture du 24.02.2014 à 11h00 :


"Lorsqu’on parle d’agriculture en Afrique, on parle le plus souvent de sécurité alimentaire, et notamment lorsque les famines surgissent. En avril 2008, l’Afrique s’embrasait, une fois de plus, touchée par une terrible famine qui traversait l’ensemble du continent : Nigeria, Cameroun, Côte d’Ivoire, Mozambique, Mauritanie, Sénégal, Burkina Faso. Le monde y avait vu alors les conséquences désastreuses de la flambée des prix des matières premières agricoles (les indices FAO des prix des produits alimentaires étaient passés de 139 à 219 entre février 2007 et février 2008). Depuis, d’autres mouvements de hausses des prix ont secoué les marchés, continuant de faire de l’insécurité alimentaire le principal prisme par lequel sont analysées les questions agricoles en Afrique. Comment dépasser cette vision d’une agriculture africaine qui serait seulement une arme pour lutter contre la famine ? Ne pourrions-nous pas nous interroger sur ce que pourrait être la place de l’agriculture dans le développement économique du continent de façon plus global ?

En 2003, les chefs de gouvernements membres de l’union africaine signaient la déclaration de Maputo s’engageant à allouer au moins 10% de leurs budgets nationaux à l’investissement agricole. Plus de dix ans plus tard, ce sont moins de 10 pays - 7 exactement sur un total de 54 - qui sont parvenus à atteindre cet objectif. Comment comprendre ce manque d’investissement alors même que l’agriculture devrait constituer, à l’avenir, un élément central du développement économique et social du continent noir ? En réalité, elle l’est même déjà pour nombre de pays, et notamment pour les pays d’Afrique de l’Ouest pour qui l’agriculture représente souvent près d’un tiers du PIB ; un secteur dans lequel, de surcroit, les perspectives en matière d’emploi sont considérables.

Comment faire de l’agriculture le moteur du futur développement économique de l’Afrique ? Quelles sont les filières prometteuses ? Comment réunir les conditions de leur bon développement ? Quels sont les investissements les plus efficaces à l’échelle du continent ? Leurs structures sont-elle en train d’évoluer ? Comment échapper à la logique subventionnelle ? Faut-il imaginer de nouveau mode d’accès au crédit permettant aux agriculteurs de développer leurs activités ?

Direction ce matin le Ghana pour nous intéresser à une entreprise, FarmerLine, dont la mission est de mettre en relation les acteurs du monde agricole et qui n’hésite pas pour cela à avoir recours aux nouvelles technologies de l’information et la communication, en utilisant par exemple des services  sur téléphones portables permettant d’augmenter la productivité et donc les gains pour les paysans ghanéens.

Puis nous nous intéressons aux actions de l’AGRA (Alliance pour une révolution verte en Afrique) qui soutient des milliers de petits agriculteurs à accroître la productivité de leur exploitation et leurs revenus." (source France Culture) 

écouter
Et aussi celui du 27.02.2014 à 11h00 sur les mêmes ondes mais cette fois-ci au sujet de l'accaparation des terres... un sujet récurent, même en France :


"L’alimentation sera un enjeu central du XXIe siècle. Or, la responsabilité de la Chine en la matière est énorme puisqu’il s’agit pour ce seul pays de nourrir 20% de la population mondiale avec seulement 7% des terres arables (à peine 12% de la surface totale du pays). La Chine est ultra-dépendante des importations, notamment en soja et en maïs. On comprend dans ce contexte combien l’agriculture est, aujourd’hui,  au cœur de la stratégie d’Etat chinoise. Cette politique inclut notamment l’internationalisation de leurs entreprises agroalimentaires et l’accaparement de terres à l’étranger.

La presse illustre régulièrement ce phénomène dont on dénonce parfois le caractère prédateur, comme si la Chine prévoyait, à terme, d’externaliser sa production dans les champs de ses voisins. 

La Chine va-t-elle racheter le monde ? Comment comprendre la stratégie chinoise en matière de politique agricole?

Nous retrouvons tout d'abord Jean-Jacques Gabas qui nous montre, qu’en Afrique,  la présence chinoise est en effet très visible, mais qu’elle nourrit également beaucoup de clichés. On se méprend souvent sur les intentions des chinois en Afrique qui n’ont pas forcément la volonté de voler les ressources naturelles africaines pour les réimporter afin de nourrir la population chinoise. 
Les investisseurs sont souvent simplement des hommes d’affaires, presque des « aventuriers » en recherche de nouveaux marchés à conquérir.

En revanche, l’accaparement des terres est un phénomène très pratiquée par d’autres acteurs qui s’inquiètent de leur autosuffisance alimentaire : les pays du Golfe, Qatar et Arabie Saoudite en tête. Effectivement, pour préserver leur avenir, pour garantir la paix sociale, ils achètent les terres que leur désert ne leur offre pas afin de nourrir leurs populations." (source France Culture)


écouter
Enfin, voici un reportage d'Arte datant d'avril 2013, à (re)voir dont la séquence 42mn44 - 44mn02 traite l'affaire Daeowo, qui a entraîné la chute de Ravalomanana et la mise ne place des cinq années de transition...


voir le reportage


Daewoo


Photo du mois :
       Il s'agit d'un focus sur le village de Satrokala : pas désertique puisqu'il a les pieds dans les rizières !