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mercredi 1 juillet 2015

Trésor ou péril fécal ?

Emmerdement & Mahasoso-tay - Santé
   Être fécophile ou fécophobe ? Telle est la question.

   "Quant à l’assainissement, les Bara n’utilisent pas des latrines. Ils font leurs besoins ailleurs (dans la forêt) et ils se lavent à la rivière. 90% environ des ménages bara n’ont pas des latrines car ce n’est pas un usage pour eux, même leurs ancêtres n’utilisaient pas ces choses. La situation en matière d’hygiène et d’assainissement est donc préoccupante chez les Bara, surtout en saison de pluie car les ordures, les excréments sont emportés par la pluie et se jettent dans la rivière alors que c’est dans cette rivière que tout le monde puise l’eau. Il existe donc des risques de développement des maladies telles que la bilharziose et le choléra c’est-à-dire des maladies diarrhéiques dans la région bara." (page 32)

   Ce rapport accablant est tiré du :

OPTION : CARRIERE JUDICIAIRE ET SCIENCES CRIMINELLES
« LES DROITS DE LA FEMME BARA : 
DANS LES DISTRICTS DE BEROROHA, D’ANKAZOABO ET DE SAKARAHA »

de V.E.T

le 21 Juin 2008

   Ce problème est récurrent dans le sud malgache comme le signale encore V.E.T : 

   "Tuléar est la province où le problème de l’assainissement est le plus délaissé car 92,2% de la population n’y ont pas accès. Il en est de même pour la région bara car la faiblesse des moyens et les considérations d’ordre culturel ne militent pas vraiment à la résolution de certains aspects du problème. En d’autre terme, les habitudes empêchent les Bara d’utiliser des latrines et d’évacuation d’eau sale. Ces problèmes d’eau potable et d’assainissement favorisent la propagation des microbes surtout les maladies diarrhéiques, les infections cutanées, bucco-dentaire et de la vue ainsi que la tuberculose frappent la population bara.(pages 47-48)

   Un reportage à Toliara et ses environs confirme le problème du péril fécal en ce XXI° siècle. Par exemple, voici "un des grands cabinets à ciel ouvert de Toliara" d'après l'auteur.

photo de Serge Tostain - 02.03.2012 
   Même au collège en plein centre ville des réticences persistent. "Certains parents ont demandé que leurs enfants ne nettoient pas les WC contrairement à ce qui se passe dans les autres collèges sur les hauts plateaux. Le collège ne fait pas nettoyer les WC par les enfants car en fait ce sont seulement les filles qui le ferait. Un garçon ne peut pas nettoyer des WC. Pour ne pas accentuer la division, c'est le personnel du collège qui fait le nettoyage".


   Le reporter essaie de comprendre et "discute ensuite des interdits dans la région notamment sur l'hygiène. Comme l'esprit des ancêtres va dans certains arbres (baobabs, tamariniers), il n'est pas possible d'arroser les arbres avec de l'urine diluée. Un enfant qui urine sur un autre doit réparer l'offense et la souillure par du sang de zébu. Comme utiliser le fumier est interdit, c'est la même chose pour le compost de latrines. Lui (un professeur de français) l'utilise et les gens sont surpris de voir ses légumes beaucoup plus gros".

   D'après Le vocabulaire de la propreté dans les langues vernaculaires du Sud-Ouest de Madagascar, "il est gravement déshonorant de nettoyer des W.-C., et particulièrement des W.-C. publics, ainsi que de vider des fosses d’aisance. Par extension, il est même déshonorant, à Tuléar, de travailler à la voirie, y compris comme chauffeur ou, même, secrétaire-dactylographe. Si des beaux-parents apprennent que leur gendre effectue un tel travail. il est immédiatement chassé du groupe familial. On dit de lui qu’il jette sa dépouille mortelle (sous entendu hors du tombeau lignager), nanary-faty". p363

   Voici quelques types de latrines toujours à Toliara.
photo de Serge Tostain - 02.03.2012
photo de Serge Tostain - 02.03.2012

photo de Serge Tostain - 02.03.2012


   Je fais confiance à votre imagination pour évaluer la contamination lors de la rupture de la digue de Toliara et que la ville s'est retrouvée les pieds dans l'eau !


   Il existe quand même de vétuste installation public gratuite toujours dans la même ville.

photo de Serge Tostain - 02.03.2012


   Alors que celles de la plage sont payantes. Des "nouvelles toilettes publiques (deux de 4 cabines) ont été fabriquées par un gendarme, AUGUSTE, adjudant chef à Tuléar, originaire de Saint Augustin. Il y a un pissoire pour homme et un pour femme. Il y a deux cuves par cabine. 2 cabines ont un tuyau PVC pour l'odeur".


photo de Serge Tostain - 02.03.2012
   Les toilettes de certains établissements hôteliers ou de locations restent à améliorer.

photo de Serge Tostain - 02.03.2012
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   Déjà quelques particuliers ont commencé à effectuer des travaux à partir de ce modèle.


dessin de Serge Tostain - 02.03.2012

Et voici deux devis, tout en sachant que les revenus des habitants restent bas aussi.



photo de Serge Tostain - 02.03.2012

   Voici une vidéo récapitulant les efforts d'assainissement dans le Sud.


   Ces problèmes de gestions des déchets existent aussi dans la capitale malgache...




... et même parisienne, puisque l'on ne peut plus nager dans la Seine, malgré les promesses de Chirac...  

   Des solutions existent pourtant.

    

   De très sérieux journalistes se sont penchés sur la question.


   Et pour en savoir plus, je vous recommande ce livre encyclopédique :



 Il est un pays où des femmes sont encore de corvée pour ramasser à la main les excréments des autres...




   "En Inde, “ramasseuse d’excréments” est un métier qui se transmet de mère en fille. Cette tradition nauséabonde pèse sur des millions de femmes. Elle est pourtant interdite par la loi.

   Son père croyait lui avoir trouvé un beau parti : « Ta belle-famille a un joli héritage : la gestion de 100 maisons. » Sevanti a donc rejoint l’Etat du Madhya Pradesh, où elle a découvert en même temps un homme et un métier, celui des femmes de sa nouvelle famille : nettoyeuse de wada ou fosses sèches – c’est-à-dire ramasseuse d’excréments. Au Rajasthan, Sona a connu la même expérience : « Je ne savais pas comment faire. Le premier jour, mon pied a glissé. Je suis tombée dans un bain de merde. Je suis rentrée chez nous en pleurant. Le lendemain, mon mari est venu m’apprendre. » Badambai se souvient, elle, de sa première fois sous la pluie : « Je portais sur la tête un panier d’osier avec les excréments récoltés. Tout a fondu sur moi, sur mes cheveux, sur mes habits. Je sens toujours mauvais. A force, je perds mes cheveux et j’ai des maladies de peau. »

   En Inde, « ramasseuse de merde » est une charge héréditaire que se transmettent les femmes. Depuis des siècles, cette tradition pèse sur les dalits, les « intouchables ». Ceux-là sont en dessous de l’échelle hiérarchique des castes (tellement bas qu’ils en sont exclus…), décrétée par l’hindouisme, interdite par la Constitution, mais plus que jamais vivace au sein de la société – puisqu’elle a une légitimité religieuse, les dalits payant le prix des karmas de leurs vies antérieures. Aujourd’hui, et même si cela est interdit par la loi, un dalit est puni s’il marche sur l’ombre d’un membre de caste supérieure, il lui est défendu d’entrer dans les temples et même de partager avec les « autres » les accès aux points d’eau : il est intrinsèquement porteur de pollution. 

   Impossible d’échapper à la tradition des « ramasseuses de merde », quand bien même, en mai dernier, le Premier ministre Narendra Modi haranguait ainsi les foules : « Construire des toilettes modernes est plus méritant qu’édifier un temple. » Avec quelques collègues, Gangashri a bien essayé de se révolter : « Les hommes des castes supérieures ont menacé nos maris : si nous ne reprenions pas le travail, ils les battraient, nous chasseraient de l’enclos (où vivent les intouchables, ndlr), interdiraient à nos bêtes l’accès aux pâturages et à nous, le ramassage de bois pour cuisiner. “Nous ne vous laisserons pas vivre en paix”, ont-ils dit. Nous sommes retournées aux wada. »

   Le phénomène est loin d’être anecdotique. 665 millions d’Indiens n’ont pas accès à des installations sanitaires correctes : 9,6 millions de maisons sont équipées de wada (selon la Cour suprême) ; les autres se débrouillent comme ils peuvent, déféquant dans les champs, les rues, sur les trottoirs. Et des millions de femmes ramassent. Depuis son indépendance, en 1947, l’Inde a adopté des dizaines de lois (la dernière remonte à 2013) pour moderniser les sanitaires et interdire le métier de « ramasseuse de merde ». C’est une question de santé publique… mais ces lois n’ont jamais été appliquées. Y compris par les collectivités locales : des dizaines de milliers de mairies, écoles et centres administratifs sont équipés de wada, et des femmes se transmettent la charge de les vider à la main, puis d’en transporter le contenu sur leur tête, dans des corbeilles en osier. Elles reçoivent rétribution pour ce travail – on n’oserait pas utiliser le mot « salaire » : après leur tournée, elles reviennent récupérer des restes de nourriture. Vu qu’elles sont « intouchables », les chapatis (galettes de pain) entamés sont jetés par terre, elles les ramassent. Pour les fêtes, elles reçoivent parfois de vieux chiffons. L’une des patronnes de Rekhabai lui avait promis l’équivalent de 15 centimes d’euro par mois. Elle n’en a jamais vu la couleur.

Les équipes de Human Rights Watch, qui ont enquêté et mis en lumière ce phénomène, ont demandé aux ramasseuses pourquoi elles ne portent pas plainte, puisqu’une loi existe. Les réponses ont été invariables : les policiers refusent de recevoir ces plaintes, les considérant injustifiées. Et puis, ils ne laissent pas toujours entrer ces « femmes qui puent » dans les commissariats.

Des mères, elles-mêmes ramasseuses de merde, ont compris un jour pourquoi leurs filles allaient à l’école si tôt : elles nettoyaient les wada avant l’arrivée des autres élèves. Elles sont venues se plaindre, elles ont été chassées à coups de bâtons, et leurs filles condamnées à être soulevées 50 fois du sol par les oreilles – pour s’être plaintes. L’affaire est arrivée jusqu’au ministre de l’Education ; elle a quand même été enterrée. Le plus terrible est, sans doute, que personne n’y peut rien..." Djénane Kareh Tager


... L'Inde (grâce à Sulabh International) est devenu une référence en la matière, fécale évidemment !


   La fondation dispose aussi d'un musée des toilettes.



   Qu'est-ce qui empêcherait le (la) futur(e) maire d'Antananarivo d'installer des toilettes publics payantes avec recyclage biodigesteur aux abords d'une future grande gare routière tananarivienne ? 


   Personne n'y a cru en Inde
(FAIRE PAYER LES USAGERS)
pourtant
CA A MARCHE

  Ce sera une bonne solution face aux caca et pipi sauvages par-ci par-là, et il y aura moins de mouches sur les mofo gasy et les koba et les masikita... et tant de bonnes choses... Moins de tourista et plus de touristes !


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Êtes vous enfin conscient du rôle des mouches ?

   

   "Les mouches et les hommes se livrent depuis les origines du monde un combat sans répit ni quartier, dont l'enjeu est l'espace vital. Cette lutte a influé sur l'histoire de tous les peuples sur les cinq continents.

   La mouche a entravé ou précipité la plupart des projets et des activités humaines. Ses possibilités de nuisance sont exceptionnelles.
Près de 80 000 espèces se partagent la planète. Piqueuses, suceuses de sang, porteuses de maladies mortelles, les mouches, au cours des siècles, ont tué davantage que les conflits entre nations. Aujourd'hui encore, la moitié de l'humanité souffre de leurs incessantes attaques. Éliminées chaque année par milliards, elles continuent à prélever un lourd tribut : troupeaux décimés, ravages sur les cultures, sans oublier les vies humaines.

   Les mouches règnent sans partage sur plus de 10 millions de km2 répartis sur toute la planète, soit la surface du Canada. Ces territoires sont interdits à l'homme et à ses activités. Ailleurs, elles engendrent d'innombrables désastres humanitaires, économiques et écologiques, chiffrés par dizaines de milliards de dollars chaque année.



   Source d'affrontements scientifiques, religieux et économiques, la mouche a été regardée tout au long des siècles, tantôt comme l'incarnation des forces du mal, tantôt comme l'instrument de Dieu. Elle a inspiré écrivains, peintres, sculpteurs et cinéastes.

   Un fait semble avéré : plus l'homme prolifère, plus la mouche prolifère ; plus l'homme détruit son environnement, plus la mouche prospère ; plus l'homme vit dans des conditions misèreuses, plus la mouche s'épanouit ; plus l'homme fait la guerre, plus la mouche progresse.

   Alors que depuis 30 ans les hommes ont multiplié les programmes d'éradication auxquels les mouches ont toujours su s'adapter, le combat entre les hommes et les mouches semble plus indécis que jamais".

  Si vous voulez en savoir plus voici une émission "très agréable" où l'auteur est interviewé:

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Mise à jour ce 12.02.2016

   Voici une adresse INDISPENSABLE à consulter IMPERATIVEMENT avant toute construction de votre futur logement.

   D'innombrables fiches techniques de réalisation des multiples solutions de traitement des déchets liquides et solides y sont proposées. A vous de jouer !


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Mise à jour ce 05.07.2015
(lire l'article)

                 

   Amusez-vous à vérifier les toilettes d'un restaurant avant de commander votre repas... dès fois ça reflète un peu l'état des cuisines où l'on prépare votre pitance... c'est plus fiable que certains guides gastronomiques ! 
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Mise à jour ce 26.07.2015 :

   Même "Clash info" parle du potentiel des excréments à la séquence 2mn06. Si les Guignols de l'Info s'efface partiellement de l'espace audiovisuel français, "Clash info" gagne du terrain à Madagascar comme le reconnaît RFI.   

(lire l'article & voir la vidéo)

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Mise à jour ce 25.08.2015 :

   Il y a certains établissements qui semblent être aux normes à Antananarivo...

(source)

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Mise à jour ce 20.11.2015 :

   Voici un article de Léa Ratsiazo complétant notre sujet :  

  "L’UNICEF estime jusqu’à 9,6 millions le nombre de Malgaches qui ne disposent pas de toilettes et qui font leur besoin à l’air libre. Quatre malgaches sur dix voire même neuf personnes sur dix dans certaines régions, pratiquaient encore la défécation à l’air libre. En moyenne, en milieu rural, 65% de la population ne disposent pas de toilettes contre 45% en milieu urbain. Madagascar est un des pays où le taux de défécation à l’air libre est encore très élevé selon le ministère de l’eau et de l’assainissement.

  Dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre la défécation à l’air libre, célébrée le 19 octobre, la commune urbaine d’Antananarivo et l’ONG Care International ont mené une campagne de sensibilisation sur la construction de toilette dans plusieurs quartiers de la Capitale : Anosibe Ouest I, Anosibe Ouest II, Anosibe Mandrangombato I, Anosibe Mandrangombato II, Andavamamba Anjezika I, Andavamamba Anjezika II, Ivolaniray, Andrefan’i Mananjara, Andavamamba Antihazo II, Madera Namontana, Ampefiloha Ambodirano, Andavamamba Ambilanibe.

  L’OMS (Organisation mondiale de la santé) note que la défécation à l’air libre entretient le cercle vicieux de la maladie et de la pauvreté. Les pays où cette pratique est la plus répandue atteignent aussi les niveaux les plus élevés pour ce qui est de la mortalité des enfants de moins de 5 ans, de la malnutrition, de la pauvreté, avec de fortes disparités dans la répartition des richesses

  L’OMS rappelle que les avantages de l’élimination de cette pratique vont bien au-delà de la diminution du risque de diarrhée. Cette organisation mondiale cite la diminution de la propagation des vers intestinaux, de la schistosomiase et du trachome, des maladies tropicales négligées dont souffrent des millions de personnes ; la diminution de la gravité et des conséquences de la malnutrition ; la promotion de la dignité humaine et le renforcement de la sécurité, notamment pour les femmes et les jeunes filles ; la fréquentation scolaire : la fréquentation scolaire des jeunes filles augmente en particulier lorsqu’on met à leur disposition des installations séparées d’assainissement ; le recyclage potentiel de l’eau, des énergies renouvelables et des nutriments à partir des matières fécales.

 Une étude de l’OMS a calculé que pour chaque dollar investi dans l’assainissement, on obtient en retour 5,50 dollars provenant de la baisse des dépenses de santé, des gains de productivité et de la diminution du nombre des décès prématurés".

(source)

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Mise à jour ce 21.11.2015 :

   Si ça fonctionne bien ailleurs alors pourquoi pas à Madagascar ? Peut-être parce qu'il manque tout simplement de VOLONTE ? !


(source)

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Mise à jour ce 22.06.2016 :

    Le sujet est toujours d'actualité : 

(source)

   Et ce n'est guère mieux dans la région de l'Itasy comme nous le montre cet article de Midi Madagasikara du 22.11.2014  :




    "Le taux de défécation à l’air libre a remarquablement diminué dans la région de l’Itasy. Ce résultat est le fruit de l’effort de la région avec les associations et ONG luttant contre cette pratique.
  
   « Pendant deux ans, nous n’avons cessé de sensibiliser les gens sur les conséquences néfastes de la défécation à l’air libre. L’association Adema (Association pour le développement Mamolakazo) figure parmi les plus dynamiques dans la lutte » a-t-on expliqué.

    Une statistique récente a montré qu’il reste 13 % de la population qui continue cette pratique sur les trois districts de l’Itasy constitués de 51 communes et de 513 fokontany.

   « Le changement de comportement suppose plusieurs paramètres puisqu’avant tout il requiert une approche socio-culturelle. Notre association continue de militer contre la défécation à l’air libre puisqu’il est inacceptable que l’insalubrité règne sur notre région. Tout est sur le bon rail et la preuve, beaucoup de gens ont laissé de côté la pratique », a expliqué le Président de l’association Adema, le Dr Léon Ravelonjato.

   L’Adema (association) a axé ses priorités sur la construction de W.C et la transformation des matières fécales  en engrais. Les projets ont bien tourné. Etant convaincu de la situation, l’Etat a décidé de prendre l’Itasy comme une région pilote en la matière. Plusieurs organismes nationaux et internationaux collaborent actuellement avec Adema pour soutenir sa bonne cause". 

   Une grosse somme d'argents est nécessaire pour combattre ce fléau.



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Mise à jour ce 23.06.2016 :

(lire l'article)
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Mise à jour ce 12.08.2016 :

   Permaculture et toilettes sèches : 

(lire l'article)

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Mise à jour ce 12.08.2016 :

(lire l'article)

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Mise à jour ce 30.08.2016 :

(source)

1 volume d'urine / 8 volume d'eau


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Mise à jour ce 19.09.2016 :

   A Madagascar, l‟assainissement est obligatoire : 

  “Il appartient à toute collectivité d'assurer l'évacuation des eaux de toute nature qu'elles reçoivent dans des conditions qui respectent les objectifs fixés pour le maintien et l'amélioration de la qualité des milieux récepteurs en application notamment des principes énoncés par le présent chapitre. En tout état de cause, les eaux usées d'origine domestique ainsi que les eaux pluviales doivent faire l'objet d'assainissement collectif dans les conditions fixées par les textes d'application du présent Code. L'assainissement individuel peut être autorisé si la mise en œuvre d'un équipement collectif implique des sujétions excessives du point de vue économique ou technique ou se révéler préjudiciable à la qualité des eaux superficielles réceptrices. Toutefois, l'établissement de réseaux définitivement réservés à l'évacuation des effluents d'appareils d'assainissement individuels s'interposant entre les branchements des immeubles particuliers et les ouvrages publics d'évacuation est interdit” (Art. 20, Loi n° 98-029 du 20 janvier 1999 portant Code de l'Eau) (Partie 2). 

(page 306)
(page 34)

(page 382)
(19 novembre : journée mondiale) & (voir aussi)
(page 39)
(page 316)... comme sur les plages à Madagascar aussi ! ! ! 
(page 342)

(vu sur facebook)
(page 347)






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Mise à jour ce 18.03.2017 :

(écouter le reportage)

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Mise à jour ce 18.05.2017 :

   Tout n'est pas perdu. Il est même permit d'espérer comme nous le confirme cet article de l'ExpressMadagascar du 18.05.2017 :

Assainissement – La défécation à l’air libre diminue

   "La lutte contre la défécation à l’air libre connaît une évolution positive à Madagas­car. Seize mille villages des vingt-deux régions sont délivrés de cette habitude, en 7 ans, grâce à l’exécution du programme Fonds d’appui pour l’Assainisse­ment (FAA), selon le Dr Rija Lalanirina Fanomezana, directeur du programme.

   C’était à l’hôtel le Pavé à Antanina­renina, hier, lors de l’atelier d’orientation des vingt-sept associations et Organismes non gouvernementaux (ONG) nationaux et locaux, en charge de la mise en œuvre du programme FAA au niveau des vingt-deux régions.

   Les acteurs de cette lutte de longue haleine ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Un financement additionnel de 2 millions de dollars devra permettre d’étendre les villages bénéficiaires du programme à vingt-cinq mille, d’ici 4 ans, tout en maintenant les efforts déjà entrepris dans les autres villages. 

   Le programme FAA sera mis en avant dans les régions d’Androy, d’Anosy, d’Iho­rombe, d’Atsimo Antsinanana, de Melaky et de Sava. Il s’agit de sensibiliser les citoyens à construire eux-mêmes leurs toilettes tout en les informant des conséquences de la défécation à l’air libre."
M.R

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Mise à jour ce 24.07.2017 :

   Contre toute attente, les lieux d'aisance peuvent être aussi des sanctuaires de méditation.

(écouter la méditation)
(avec sous titrage)


Mise à jour ce 24.10.2017 :

   Unicef construit des latrines à Fénérive Est tout en luttant contre la peste.



Photo du mois 

  

2 commentaires:

  1. Un sujet grave qui mérite sa place ici. Il serait intéressant d'ajouter cet excellent article qui fait référence : Fauroux E., B. Legros & C. Rasoamalalavao, 1991. Le vocabulaire de la propreté dans les langues vernaculaires du Sud-Ouest de Madagascar. Pour une meilleure approche des problèmes d'hygiène urbaine. Cah. Sc. Hum., 27 (3-4): 355-366.

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  2. Un sujet inépuisable aussi !
    Merci pour les références de la documentation.
    J'en ai profité pour mettre à jour la page et compléter sur la mouche.

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